Football (BPL)

Le sport et l’argent ne peuvent être mieux réunis que dans un sport : le football. En effet, ce sport très (trop ?) médiatisé voit des sommes extravagantes être brassées chaque jours par les clubs. Ces clubs ne sont certes pas tous logés à la même enseigne au niveau du budget mais quoiqu’il en soit, l’argent y est quand même très présent. L’étude du cas de la « Premier League » anglaise, va nous permettre de montrer l’importance de l’argent dans ce sport qu’est le football. Nous verrons dans un premier temps l’historique de la « Premier League », puis dans un second temps, nous nous intéresserons aux acteurs économiques présents dans le fonctionnement de la « Premier League ».

Ainsi, la « Premier league » anglaise, anciennement appelée « Premiership » ou « FA Premier League », fut crée le 2 mars 1888 par William McGregor président du club de Birmingham : Aston Villa. La « Premier League » est le championnat le plus ancien de l’Histoire du football.

En 1992, pour permettre l’entrée de fonds plus importants liés aux droits de télévisions, les clubs de « FA Premier League » décident de créer une ligue privée : la « Premier League ». La création de la « Premier League » marque donc la séparation entre les clubs de première division anglaise et de la fédération anglaise de football (FA).

Aussi, le football, comme le sport en général, est symbole de diversité. Ainsi le nombre de joueurs étrangers en « Premier League » augmente considérablement durant la saison 2000/2001. En effet, pendant cette saison, la part de joueurs étrangers en « Premier League » était  de 36 % alors que durant la saison 1992/1993, celle-ci n’était seulement que de 11 %. Cette part ne cesse d’augmenter pour atteindre 45 % pendant la saison 2004/2005.

La première équipe anglaise à aligner un onze de départ (une équipe) complètement étranger est Chelsea le 26 décembre 1999. La « Premier League » est aussi connue pour la frilosité financière de ses clubs sur le marché des transferts comme en atteste les transferts en 2006 de Andrei Shevchenko pour la modique somme de 46 millions de Livres Sterling ou celui en 2002  de l’internationale anglais Rio Ferdinand pour 48 millions de Livres Sterling ou encore plus récemment, le transfert du très talentueux buteur espagnol (104 matchs à Chelsea pour la bagatelle de 27 buts ! ) Fernando Torres du Liverpool FC vers Chelsea pour 57 millions de Livres Sterling.

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Ainsi, la « Premier League », après sa privatisation, a besoin de sponsors. Le premier sponsor de la « Premier League » est la marque de bière  » Carling » (Faut t-il y voir un rapport avec le penchant pour la bière des supporter anglais ?). C’est en 2001 que la banque anglaise Barclays prend le sponsoring de la « Premier League » avec un bail courant jusqu’en 2030 : celle-ci devient alors la « Barclays Premier League ».

Aujourd’hui, la « Premier League » est le championnat le plus prestigieux et le plus populaire du monde en terme de téléspectateurs, estimés à plus de 1 milliard. La Premier League fonctionne comme une corporation et appartient à ses vingt clubs membres, chacun étant actionnaire à une voix pour les décisions à prendre concernant les changements de règlements ou de contrats. Les clubs élisent un président, un directeur général et un conseil d’administration supervisant les activités quotidiennes. La « Premier League » est aussi considérée comme l’un des championnats les plus riches du monde entre autre grâce à la présence de riches investisseurs étrangers dans certains clubs (Chelsea, Bastion de Roman Abramovitch, milliardaire russe, et Manchester City, vitrine du prince du Qatar, le Sheikh Mansour ben Zayed Al Nahyan entre autre). Mais malgré ceci, la « Premier League » et plus généralement le monde du football, connaît aujourd’hui la crise économique et voit certains grands clubs (AC Milan, Malaga CF, Aston Villa…) dans l’obligation de vendre des joueurs clés de leurs effectifs dans le but de diminuer leurs masses salariales. En effet certains joueurs encaissent des sommes énormes tel que les 13,8 millions d’euros annuels gagner par Wayne Rooney et Yaya Touré, respectivement joueurs de Manchester United et de Manchester City, ou encore les 10,8 millions d’euros annuels gagner par Fernando Torres à Chelsea. Il est aussi à noter que le salaire moyen des joueurs en « Premier League » est de 177 000 euros mensuel, ce qui peut amener à comprendre l’envie de certains clubs de dégraisser leur masse salariale en cette période de crise. Des salaires exorbitants, pas toujours représentatif des performances des joueurs et qui peuvent faire grincer certaines dents…

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Aussi, les droits de télévisions jouent un rôle important dans les finances des clubs de « Premier League ». En effet, les lots de la saison 2013 à 2016 ont été attribués pour la somme de 3,79 milliards d’euros soit une hausse de 1,54 milliards d’euros par rapport aux accords conclus en 2009. Cette hausse s’explique par l’arrivée d’un nouveau concurrent aux diffuseurs actuels (ESPN et BskyB) : l’opérateur « British Telecom ».

Ceci fait de la « Premier League » le championnat ayant les droits TV rapportant le plus au monde. En effet, à titre de comparaison, les droits de télévisions de la Ligue 1 française ne rapportent « que » 607 millions d’euros et ceux de la Bundesliga allemande  « seulement » 506 millions d’euros.

 

 

 

 

 

Mais l’arrivée de ce nouveau concurrent n’est pas bénéfique pour tout le monde. ESPN est le grand perdant de l’histoire : la chaîne américaine n’a pu obtenir aucun lot de diffusion et se voit donc évincé de celle-ci. BskyB, par l’intermédiaire de ses chaines , Sky Sports 1, Sky Sports 2, Sky Sports 3, Sky Sports 4, Sky Sports News, Sky Sports HD1, Sky Sports HD2,Sky Sports HD3 et Sky Sports HD4 , conserve la main mise sur la diffusion du championnat (achat des 5 premiers lots pour 2,9 milliards d’euros) alors que le nouvel entrant obtient lui un lot de 38 matchs dont 18 de premiers choix pour la somme de 940 millions d’euros.

Cette arrivée d’une nouvelle manne financière est une aubaine pour les clubs de « Premier League » qui sont pour la plupart dans des situations délicates. En effet, chaque club de « Premier League » pourra bénéficier  de 17 millions d’euros de plus dans son budget. Encore faut-il que chaque club arrive à contrôler son budget…

De plus, les sponsors maillots représentent aussi une entrée d’argent importante pour les clubs de « Premier League ». En effet, en 2012, les sponsors maillots de la « Premier League » ont rapporté quelques 188,7 millions d’euros aux différents clubs. Avec en première position, Manchester United et le Liverpool FC qui, grâce à leurs sponsors respectifs AON et Standard Chartered, touchent 25,7 millions d’euros chacun. Les Sponsors maillots de « Premier League » sont donc une source de financement non négligeable pour les clubs.

Il va sans dire que la plupart des grands clubs actuels fonctionnent comme des entreprises. Les actionnaires ou les propriétaire restent donc les principaux apporteurs de fonds pour les clubs. Les droits TV, les sponsors et les revenus liés aux ventes de maillots (Apport financier non négligeable pour les grands clubs) et aux places vendues, viennent donc compléter cet apport financier .

La présence de sponsors privés tel que Barclays, AON, Fly Emirates…  et les recettes entraînées par les droits TV de la « Premier League » permettent  la subsistance des clubs de celle-ci. Cette économie basée sur des dépenses exorbitantes et des emprunts à tout bout de champs (Le seul club de Manchester United cumulait près de 526 millions d’euros de dette en 2012) tiendra t-elle toujours dans le temps ? En tout cas, on peut aujourd’hui en voir les limites avec la crise économique, et les instances européennes du football (toutes réunies au sein de L’UEFA dirigé par Michel Platini) réfléchissent désormais à un modèle économique plus viable basé sur un « Fair play financier » (Projet dont Michel Platini est à l’origine) qui sera mis en place dès 2014. Une mesure indispensable quand on voit la dette de certains clubs tel que Manchester United…

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Sur la carte ci-dessous nous pouvons observer que ce sont principalement les joueurs européens et d’Amérique du sud qui jouent en dehors de leurspays d’origine.

 

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